
Monthly Archive for décembre, 2004
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Paul Eluard,
Capitale de la douleur
Les hommes extraordinaires comme Napoléon se placent en dehors de la moralité. Ils finissent par agir comme des phénomènes physiques primitifs, comme le feu et l’eau.
J. W. von Goethe,
Conversations avec Riemer
En ce bicentenaire du sacre de l’empereur des Français, les articles sur sa personne se font nombreux et réactivent les polémiques… Franchement, je ne suis pas radicalement antinapoléonien, mais en lisant cet article écrit dans le Monde par un de ses descendants, je me suis posé la question: les Français ont-ils une conscience historique ? L’Europe actuelle est-elle napoléonienne ou s’agit-il là d’une des nombreuses manifestations à la française d’un nombrilisme personnifié ?
Si il n’y avait que cela… Prenez garde, mes amis, car la fin du monde approche. J’en veux pour preuve ce clip flash, absolument hilarant dans sa manière d’appréhender les relations internationales !
Sans la musique, la vie serait une erreur.
Friedrich Nietzsche,
Le Crépuscule des idoles
Pour l’inauguration de mon blog une phrase d’un célèbre anti-wagnérien…