
Ceux qui me connaissent savent que je suis un amateur du milieu montagnard. J’aime laisser errer mon regard sur ces masses rocheuses qui s’élèvent dans le ciel, résultat d’un combat souterrain millénaire. Le résultat de ces affrontements – et c’est le moins que l’on puisse dire – est « de taille » !
Cela n’empêche que je suis très éclectique en matière de « paysages de rêve ». J’aime la mer et ses embruns lacérant une côte sous un vent assourdissant, je rêve de me retrouver sur une plage tropicale, le sable chaud filant entre mes orteils, ou à dos de cheval au beau milieu des steppes de Mongolie. Quant aux paysages que j’ai rencontrés lors de mon petit tour en Toscane ces deux dernières semaines, ils m’ont fait retrouver une sérénité oubliée.
Tous ces paysages ont une chose en commun: ils rappellent aux humains que nous sommes notre petitesse. Malgré tout ce que nous avons été en mesure de créer grâce à notre esprit d’innovation, nous n’avons jamais égalé la nature en créativité. Nous l’avons peut-être surpassée en destructivité (bombe atomique)…
Le jeu de lumière dont j’ai été témoin il y a quelques jours alors que le soleil se couchait m’a fait réfléchir. Qui d’autre que Dieu serait capable de nous procurer une expérience sensorielle d’une telle intensité ? La montagne saignait. Les nuages étaient bas et quelques filaments de cette masse grise s’interposaient entre mon regard et la montagne. Le spectacle a duré cinq minutes, puis la teinte rouge s’est évanouie. La photo prise de toute urgence ne rend malheureusement pas compte de la majesté de cet instant.