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15.08.2005 dans
Chine.
Insouciance due à une « zénitude » permanente ou permis gagné à la lotterie ? Voilà ce que pense l’occidental en vadrouille en Chine lorsqu’il est jeté au milieu d’un amas de ferraille roulante et puante dans une ville qui compte 4 millions d’habitants. Le taxi qui me mène de l’aéroport à chez moi est l’épreuve du feu. Je mesure déjà les rapports de force… L’esprit de prédation règne sur la jungle urbaine.
La hiérarchie s’établit comme suit. Tout en haut de la chaîne alimentaire: les bus urbains qui semblent bénéficier d’un statut spécial et dont l’efficacité doit se mesurer au nombre de vélos et de piétons repoussés dans le caniveau. Viennent ensuite les taxis. Au risque de frôler l’incident diplomatique, je les qualifierais de kamikazes
. Ils se faufilent à travers la circulation en faisant des queues de poisson aux vélos, sont manifestement tous daltoniens (« quoi, un feu rouge ? ») et semblent prendre un malin plaisir à effaroucher à coup d’accélérateur et de klaxon les piétons osant s’aventurer sur leur territoire. Puis viennent les voitures civiles, minivans, minibus et autres qui roulent soit à 100 à l’heure en pleine ville, soit au rythme d’une tortue rachitique. Pas de Yin et de Yang, pas de juste milieu, pas d’équilibre cosmique !
Les vélos constituent un monde à part. Ils peuvent être motorisés et prennent alors la forme de scooters électriques ne dépassant pas les 20 km/h; ou alors ils sont trafiqués, car le tuning semble être en passe de devenir le nouveau sport national… Les cycles mûs à la force des cuisses et des mollets sont de loin les plus nombreux. Les voies qui leur sont réservées sont larges et devraient permettre un écoulement rapide de cette circulation… Si ces voies n’étaient pas encombrées par des vendeurs ambulants, des taxis en quête de clients, ou – plus dangereux ! – des bouches d’égoûts laissées ouvertes sans aucune signalisation apparente ! Aussi pourra-t-on croiser de temps à autre des piétons en train d’écrire un message sur leur téléphone portable en plein milieu de la route, sans se soucier de la circulation qui les entoure. La leçon que j’ai rapidement apprise lorsqu’on se déplace à vélo: avoir de bons freins et toujours regarder devant soi !
Les piétons, enfin, ne connaissent pas la notion de trottoir ou de passage piéton. Traversant n’importe où sans regarder, ils prennent un air étonné lorsqu’on est à un cheveu de leur rentrer dedans et qu’on leur jette un regard désapprobateur.
Je suis pourtant « presque-parisien » et habitué à vivre dans une grande ville. J’ai été en Italie et je connais des conducteurs casse-cou, mais je pense que de retour de Chine, plus rien ne m’impressionnera. Je pourrai alors dire d’un air blasé: « Mais connaissez-vous la Chine, mon cher ami ? »
Je termine cet article en souhaitant une bonne fête à toutes les Marie qui me lisent !
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19.07.2005 dans
Chine.
Tous les chinois que j’ai rencontrés jusqu’à présent ont ce sourire magique qui vous fait oublier que vous êtes l’étranger, qui fait que vous vous sentez bien, tout simplement. A l’exception d’une situation tendue entre un cycliste et un motard qui s’étaient rentrés dedans et faisaient fuser des injures a trois kilomètres, la politesse est de mise. Dans des situations de malentendu – et elles sont nombreuses lorsque vous ne maîtrisez pas convenablement la langue ! – le sourire vous tirera toujours d’affaire.
En Chine, montrer ses sentiments n’est pas strictement codifié comme dans nos sociétés occidentales. L’amitié est affichée, et c’est une bonne chose. Il n’est pas rare de voir deux jeunes filles marcher main dans la main ou deux garçons se tenir par les épaules. Le soleil adoucit-il les moeurs ? Peut-être, car en Chine, les gens du Nord (les « beifangren ») sont reputés pour leur distance hautaine. Ne voit-on pas pointer le parallèle avec la France ou l’Allemagne ?
Les « nordistes » français ou allemands m’excuseront pour cette petite parenthèse, j’en suis sûr…
La famille reste un élément très important de la vie des chinois. Pourquoi ? Il suffit d’observer les parents et l’attention qu’ils portent à leur(s) enfant(s). Lors de notre visite du zoo de Kunming il y a 10 jours déjà (le temps passe beaucoup trop vite !!!), je me suis pris à observer les familles chinoises plutôt que les animaux… Il est touchant de voir que les pères sont très attentifs à leur progéniture, et au même titre que les mères ! La famille rassemble, elle soude entre eux les individus. Le grand-père qui joue tous les matins au badminton au pied de l’immeuble avec sa petite-fille pendant au moins une heure contribue à cette cohésion, tout comme le grand frère qui apprend à sa petite soeur comment réparer un vélo.
Last but not least, les enfants. Un seul mot: à croquer ! Regardez les photos et vous verrez ce que je veux dire… Les plus petits regardent l’étranger au gros nez avec des yeux écarquillés de curiosité, les plus grands qui doivent regarder des émissions americaines lui lancent des « hello » à tue-tête.
Le mot de la fin pour aujourd’hui: contactez-moi si vous n’avez pas encore le mot de passe qui vous permet de consulter les articles protégés.
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18.07.2005 dans
Chine.
Un feu d’artifice: voilà ce qui attend le visiteur occidental en Chine. Un peuple d’une remarquable beauté, une diversité de sensations, des vélos partout. Le « choc des cultures » s’est produit en montant dans l’avion de Guangzhou à Kunming. Deux européens parmi une centaine de chinois: la sensation est unique ! A Kunming même, les diverses minorités ethniques se remarquent immédiatement. De la jeune vendeuse de fleurs aux traits plutôt « daï » (thaï) au vieillard au visage buriné, semblant venir des régions plus montagneuses de la province, en passant par des chinois de la communauté musulmane (reconnaissables à leur petit bonnet), tout ce monde semble vivre en harmonie parfaite dans la ville du Printemps Eternel.
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11.07.2005 dans
Chine.
Ni hao ! Quelques premières photos peuvent être regardées dans la rubrique photos. A Kunming, la saison des pluies fait un peu penser à la Bavière en automne…